Forum - Le secret d'henri

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#1 Le 24-08-2017 à 21h17

Ayane
Modérateur
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Crédit : Header de Miku1703 sur Amour Sucré


Bonjour,
Bienvenue sur ce topic d'aide à la création de votre propre fanfiction sur l'univers du Secret d'Henri et tout ce qui l'entoure.
J'espère que ce topic vous sera utile, et que vous pourrez avoir toutes et tous des fanfictions de folie. En cas de doute ou d'interrogation sur un des points de ce topic n'hésitez pas a contacter un modérateur en charge de la section fanfiction.

Très bonne lecture ~ 



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SOMMAIRE

Etude des mots par Henri
Dictionnaire

Où et comment poster une fiction par Jay
Ouvrir sa fiction sur le forum
Choisir son titre
La présentation du topic
Le déroulement du récit

Organiser sa fiction par Henri
Les dialogues et les discours rapportés
Présentation et caractère des personnages
Les différents points de vues
Descriptions et contexte du récit
Périphrases, figures de style et répétitions
Temps, grammaire et orthographe

Les commentaires dans une fiction par Lyla
Les commentaires constructifs
Accepter les critiques des lecteurs

Conseils en vrac par Jasmine
Ecrire un Boys-Love / un Girls-Love
Incohérences / idées à éviter
Un titre à chaque chapitre
Trouver des idées dans notre quotidien
Chiffres, majuscules et spams/flood

Remerciements par Clément
Des remerciements s'imposent


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#2 Le 24-08-2017 à 21h21

Ayane
Modérateur
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https://www.pixenli.com/images/1501/1501434097090238100.png

Bêta-Reader :
C'est une personne qui vous aide à améliorer vos écrits. C'est votre premier lecteur, qui vous lit, commente et corrige vos fautes.

Boys-Love ou BL / Girls-Love ou GL :
Fictions où un des personnages principaux a une relation homosexuelle. (BL pour un personnage masculin et GL si c'est un personnage féminin).

Cross-Over :
Fiction réunissant deux univers qui n'étaient pas destinés à se rencontrer. Par exemple : Khal Drogo de Game Of Throne qui débarque au lycée de Lyla.

DeathFic :
Fiction qui se fini généralement par la mort du ou des personnages principaux. Bien sûr, durant l'histoire, d'autres personnages meurt, mais le principe est : Un mort = Une souffrance qui peut conduire soit vers la folie, soit vers le suicide.


/!\ ATTENTION /!\
Les fictions de ce type sont interdites sur le forum. Parler de la mort juste pour aborder ce sujet n'est pas autorisé, mais la mort d'un personnage (voir du personnage principal) peut arriver si cela sert votre récit.


Lemon :
C'est-à-dire un rapport sexuel décrit de A à Z, plus souvent pour le plaisir de l'auteur ou pour un public Adulte avec un grand A.
/!\ Les lemons sont interdits sur le forum, pensez aux plus jeunes ! /!\

Lime :
Dérivé de Lemon, mais plus doux. C'est plus un baiser fougueux et enlevage de vêtements pour sous-entendre une relation sexuelle.

Mary Sue / Gary Stu :
Personnage trop parfait, ayant un sens moral et une pureté hors-norme, des compétences lui permettant de tout réussir, vivant souvent des moments difficiles mais réussit toujours a s'en sortir et suscite l'admiration de tous. En d'autres termes, le personnage idéal.

One Shot ou OS / Recueil d'OS :
Histoire en un chapitre unique. Littéralement, veut dire "une courte". Par extension, les "recueils d'OS" sont des topics où sont postés les OS d'un même auteur.

Out of Caractère ou OOC :
Sortir du caractère, c'est à dire changer le caractère d'un personnage, souvent comme un claquement de doigt. Par exemple Henri qui fait sa princesse, ne voulant pas faire un travail manuel car il a peur de se casser un ongle.

PDV (point de vue) ou POV (Point of view) : Il s'agit de savoir qui est le narrateur de votre histoire.
PDV omniscient: Le narrateur en sait plus que le personnage principal.
PDV interne: Le narrateur est le personnage.
PDV Externe: Le narrateur en dit moins que n'en sait le personnage.

Tags :
Ce sont des indications entre crochets qui servent à identifier facilement votre fiction et le/les personnage(s) qu'elle cible. Voici la liste des tags autorisés :

Tag "informatifs": [Cross-over], [Parodie], [Recueil d'OS], [BL], [GL]
Tag "Personnages": [Lyla], [Henri], [Jay], [Clément], [Jasmine], [Antoine], [Alex], [Jessica], [Enzo], [Dylan], [Rémi], [Tiffany], [Nathan], [Autre] (qui regroupe tous les personnages) etc.

/!\  Votre titre doit obligatoirement comporter au moins un tag informatif et/ou un tag personnage!  /!\

Topic :
C'est l'endroit où vous écrivez votre fiction et où l'on peut vous commenter.

Univers Alternatif ou UA :
C'est modifier l'univers dans lequel évolue les personnages. Par exemple : Une fiction Harry Potter dans lequel Harry n'a jamais vaincu Voldemort et donc un univers où le mage noir a gardé le pouvoir ou encore une fiction Le secret d'Henri où Alex n'est pas le frère de Lyla.


http://img11.hostingpics.net/pics/182439toparrow.jpg

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#3 Le 24-08-2017 à 21h24

Ayane
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https://www.pixenli.com/images/1501/1501435072097159300.png

Sachez qu'il ne faut pas prendre à la légère l'ouverture d'un topic fanfiction. Ne faites pas une fiction pour en faire une, faites le si vous avez déjà en tête un scénario solide et si possible, le prologue et quelques chapitres de déjà rédigés pour être sûre de ce que vous faites et où vous voulez aller.



[     OUVRIR SON PROPRE TOPIC    ]

Ouvrir une nouvelle discussion en cliquant sur le bouton "nouvelle discussion"
https://www.pixenli.com/images/1500/1500982257079873300.png

Rentrer le titre et le premier post
https://www.pixenli.com/images/1500/1500982768064458500.png




[     COMMENT MODIFIER OU SUPPRIMER SA FICTION    ]

Lorsque vous aurez commencé votre fiction, lorsque vous souhaiterez ajouter des chapitres, il vous suffit de cliquer sur "modifier" le premier post et d'ajouter les chapitres suivant à la fin de celui-ci au fur et à mesure. Pour supprimer la fiction en entier, il suffit de supprimer le premier post, en utilisant le bouton "supprimer". Ces boutons sont en dessous de chacun de vos messages :
https://www.pixenli.com/images/1500/1500983153005105200.png




[     COMMENT AVOIR LE LIEN DE SA FICTION OU D'UN POST EN PARTICULIER.    ]

https://www.pixenli.com/images/1500/1500898750038248600.png

Pour avoir le lien c'est très simple :
Il vous suffit de faire clique droit sur le hashtag (#)
De cliquer sur "copier l'adresse du lien"


http://img11.hostingpics.net/pics/182439toparrow.jpg

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#4 Le 24-08-2017 à 21h26

Ayane
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https://www.pixenli.com/images/1501/1501435375033814100.png

Un titre est la sorte d'introduction avant le récit. C'est le "petit quelque chose" qui donne envie de cliquer sur le lien, d'imaginer a quoi pourrait ressembler l'histoire. Parce que c'est quand même la première impression qu'on aura d'une fic, et ce qui nous motivera à cliquer ou non sur le lien. Aussi, éviter les symboles et autres petites fantaisies pour les yeux de vos futurs lecteurs mais, aussi pour être le plus lisible possible.

Ensuite, les mots utilisés doivent être maniés avec sagesse. Le mieux est d'essayer de faire en sorte que le lecteur se pose des questions dès le départ :


Vous pouvez rapporter les paroles d'un personnage à un moment de l'histoire.
Cela donne envie de savoir qui a parlé à ce moment-là, les gens veulent également savoir à quel moment cette phrase est dite. Les guillemets ("") donnent aussi l'impression que cette phrase est en suspens, qu'elle reviendra plus tard.

Vous pouvez également inventer une phrase qu'un personnage pourrait dire ou penser.
Par contre, dans ces cas-là, les guillemets sont déconseillés puisqu'on ne rapporte pas une phrase réelle du texte. Pour justement qu'un effet soit donnée au lecteur en lisant le titre, je dirais que mettre trois points après la phrase peut sembler dire au lecteur que ce n'est pas fini, qu'il y a une suite à découvrir. Le mieux est de faire comme si le personnage s'adressait à quelqu'un plutôt qu'il ne se parle "à lui-même".

Si vous n'utilisez aucune de ces propositions, je crois qu'il vaut mieux éviter de faire des phrases.
De simples mots peuvent suffir, je crois même que "Balade dans la forêt" est plus intéressant qu'une longue phrase interminable comme "Je me balade dans la forêt".

D'ailleurs, il vaut mieux centrer le mot principal du titre au début (dans ce cas-ci, balade), car c'est lui qui attire l'attention par sa majuscule.
Le mot "je" est très courant, il est moins intéressant à l’œil. Il vaut mieux prendre des mots qui ne sont pas souvent utilisés pour que les yeux se portent immédiatement dessus. Dans ces cas-là, je crois qu'il vaut mieux mettre un simple point plutôt que trois à la suite des autres. Le but n'est pas de faire un effet "rêverie", de monde qui n'est pas terminé, mais un effet "officiel".

Si votre fiction est basée sur des sentiments, faites-le savoir dans le titre.
Si vous vous y connaissez bien, faites votre titre en anglais ça pourrait attirer des lectrices qui, elles, ne s'y connaissent pas et seront curieuses de connaître leur traduction. Un joli titre poétique et humoristique peut attirer beaucoup de lectrices. Essayer de faire preuve d'imagination !

A propos de titres, certaines joueuses ont mis des titres contenant des grossièretés. Elles peuvent mettre le titre qu'elles souhaitent mais, pour ma part, je trouve que ça ne donne pas envie de lire.

Un autre conseil pour le titre, c'est de mettre la première lettre en MAJUSCULE. Ceci peut sembler anodin, voir ridicule, mais l'attention est plus portée sur ces grosses lettres que les petites minuscules qui sont trop courantes et parfois synonymes de fautes d'orthographe.


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#5 Le 24-08-2017 à 21h26

Ayane
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Mettre le texte en forme : couleurs, gras, italique, etc.
N'oubliez pas que chaque balise ouverte doit être refermée : [balise][/balise]



[   STYLE DU TEXTE   ]
Texte en gras

[b]Texte en gras[/b]


Texte souligné

[u]Texte souligné[/u]


Texte en italique

[i]Texte en italique[/i]


Texte petit caractère

[small]Texte petit caractère[/small]


➜ Texte centré

[center]Texte petit centré[/center]

/!\ Les balises "centrer" font buguer les spoiler, on ne peut pas les utiliser dedans /!\

➜ Texte justifié : (En gros le texte est parfaitement bien aligner lors des pavés)

[justify]Texte justifié[/justify]



[   COLORER LE TEXTE   ]

Texte en rouge

[color=red]Texte en rouge[/color]


Texte en bleu

[color=blue]Texte en bleu[/color]


Texte en vert

[color=green]Texte en vert[/color]


Texte en rose

[color=deeppink]Texte en rose[/color]


Retrouvez la liste des codes couleurs en lettre : Code couleur en toute lettres
Soit écrire un code de six chiffres et/ou lettres ➜ #------

[   BALISE TITRE    ]

>> Balise title1

[title1]Balise title1[/title1]


Balise title2

[title2]Balise title2[/title2]


➜ Balise spoiler

[spoiler]Votre fanfic[/spoiler]


[   LIENS   ]

➜ Les liens
Depuis votre présentation ou signature, pour annoncer votre fiction, vous pouvez créer des liens, cachés ou non.
Pour les cachés : Entre crochets écrire: url=(url du site voulu). Vous fermez les crochets et écrivez votre texte. Pour la fin : /url

[url=lien de votre topic]Titre de votre topic[/url]

Pour les non-cachés : Simplement copier/coller l'URL du topic voulu.

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#6 Le 24-08-2017 à 21h28

Ayane
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Étape n°1 : Situation initiale :

Une histoire se passe presque toujours dans le passé alors, pour la situation initiale, il faudrait utiliser de l'imparfait. Vous décrivez alors la vie du personnage principal, comment il est arrivé ici, quelle est sa situation familiale...

Exemple :  Elle s’appelait Léa. Elle avait emménagé ici il y a 2 mois, dans la ville. Elle avait 19 ans, travaillait dans un petit marché non loin de sa nouvelle maison. La dernière fois, le bâtiment où elle habitait a pris feu et elle a du quitter la ville. Ses parents étaient divorcés depuis un an.

La situation initiale apparaît dans le premier chapitre. Vous pouvez mettre aussi un passage important de la fiction.


Étape n°2 : Élément perturbateur :

Paf ! On a bien raconté la vie du personnage principal (ses problèmes, sa famille...) et maintenant, on s'attaque au début de l'histoire. C'est là où il y a le fameux "Paf !" ou l'élément perturbateur.

Exemple : "Tiens. C'est une potion qui te permettra de voler dans les airs !"
"Qui es-tu ?"
"La fée Cameline. Tu as un grand coeur, et tu es très généreuse. Réaliser ton rêve serai la seule chose que je puisse faire pour toi. Je ne suis qu'une débutante."

Ici, l'élément perturbateur est le bel inconnu. Il apparaîtra -normalement- beaucoup dans la suite du récit ou aura une importance capitale pour la suite de l'histoire.


Étape n°3 : Péripétie :

La péripétie est la quête du héros. Il doit accomplir quelque chose d'important pour résoudre le problème. Il devra trouver quelque chose, vaincre quelqu'un... Cette partie est la plus longue du récit.

Exemple : Grâce à cet arc magique, Léa pourrait voler et vaincre ses ennemis.
"Tu devras trouver les diamants d'or rayés pour rentrer chez toi"

C'est la plus longue et la plus intéressante partie du texte.


Étape n°4 : Péripétie : Résolution du problème :

Le héros parvient à régler le problème qui est apparu, grâce à un élément ou une personne. C'est l'occasion de faire réapparaître des personnages qu'on croyait décédé etc...

Exemple : "Exauce le souhait !" cria Léa. Son souhait fut exaucé, le monstre explosa en mille morceaux, en lui rendant sa bague. Son petit frère qui était dans l'estomac du monstre en sorti sain et sauf.

Le problème se règle tout le temps.


Étape n°5 : Situation finale :

C'est là où votre personnage vit, après son aventure. Dans les contes, vous connaissez sûrement les fins "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" et "Ils vécurent heureux jusque la fin des temps". Dans cette fin, vous pouvez mettre un dernier acte, comme une sortie quelque part. Vous avez le choix de faire une bonne fin ou une triste.

Exemple : "Elle habitait dans une petite maison, avec son mari. Ensemble, ils eurent beaucoup d'enfants."


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Dernière modification par Ayane (Le 25-08-2017 à 11h37)

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#7 Le 24-08-2017 à 21h29

Ayane
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[     Les dialogues et les discours rapportés     ]


Un dialogue est présent dans un récit pour y apporter de la précision. Un dialogue, à moins d'être utile dans la suite de l'histoire, se doit de ne pas être ennuyant ou tout simplement inutile.

Exemple :
- Coucou, ça va ?
- Oui et toi ?
- Ouais bien, tu fais quoi là ?
- Je dessine, et toi ?
- Pareil ^^
Et c'est ainsi que se passaient nos rares conversations.

C'est tout bonnement inutile. A part révéler que les deux protagonistes ont dessiné au moins une fois dans leur vie, ce dialogue n'a pas grand intérêt. Voyez comme il peut être plus utile sans dialogue :

Exemple : Nous ne parlions jamais. Nos rares conversations se limitaient à quelque chose qui ressemblait à un court échange de textos.

Autre remarque : Le texte perd de suite sa crédibilité si vous utilisez des smileys dedans !




[     Mise en page du dialogue     ]

Céder à la facilité en se contentant de mettre le nom du personnage devant son texte n'est pas la bonne manière d'attirer les lecteurs. C'est du style théâtral, pas romanesque et c'est très désagréable de lire ceci :

Exemple :
Jay *smile* : Tss, t'es vraiment à croquer comme fille.
Jasmine *séduite* : Laisse moi un peu tranquille Jay.
Clément *qui vient d'arriver* : Arrête un peu de l'ennuyer Jay.

Pour un dialogue, on débute chaque réplique par un tiret (éventuellement la première par des guillemets, dans ce cas on supprime le tiret qui aurait dû introduire cette première réplique mais on garde les suivants).

Ensuite vient l'incise, c'est ce qui sert à marquer le ton des répliques et leur appartenance à un tel ou un tel, voire même d'éclairer sur les circonstances.

Exemple :
« Bonjour, je cherche Lyla, demanda-t-elle d'une voix timide.
- Elle est dans la cours avec Jasmine, répond le garçon. »




[     Effets dans le dialogue     ]

Donc, pour rendre un récit plus dynamique, il faut limiter les verbes de parole et préférer des répliques courtes. Les détails comme l'attitude des personnages, préférez les mettre dans la narration avant le dialogue. Au contraire, pour montrer une conversation plate, ennuyeuse mais loin d'être inutile, on peut faire l'inverse de ce qui est conseillé dans le dialogue dynamique : faire de longues phrases, en mettant peu de détails sur l'attitude des personnages lors de cette conversation dans la narration et mettre des verbes de parole, sans trop en abuser non plus.



[     Les discours rapportés     ]

Le discours rapporté est un moyen de rapporter les faits et gestes de personnages. Il en existe quatre :
Le discours direct : On rapporte les paroles exactes du ou des personnages.
Exemple : "Ma mère va bientôt arriver", dit-il avant de partir.

Le discours indirect : On rapporte les paroles du personnage de manière reformulée, sans exactitude, de manière concise. Souvent sous la forme "sujet + verbe de parole (dire) + que + paroles rapportées".
Exemple : Il me dit avant de partir que sa mère arrivera sous peu de temps.

Le discours indirect libre : C'est un peu comme un mélange du discours direct et indirect. Les paroles sont rapportées dans leur exactitude, mais pas dans une réplique.
Exemple : Ma mère va bientôt arriver, m'a-t-il dit avant de partir.

Le discours narratif : On rapporte dans la narration une phrase sans verbe de parole, on rapporte un fait.
Exemple : Sa mère allait arriver sous peu de temps, alors il partit.

Des paroles inutiles ou ayant peu d'intérêt seront rapportées au discours indirect, narratif, ou pas rapportées du tout. Des paroles importantes, faisant avancer le récit, seront rapportées au discours direct ou indirect libre. Le discours direct reste préférable. Enfin, un détail ayant peu d'importance comme "ma mère va bientôt arriver", si cela n'a guère d'utilité dans le récit, le rapporter au discours narratif.



[     Verbes de parole     ]

Dans une idée d'accord :
accepter, accueillir l'idée, acquiescer, adhérer, agréer, se rallier...

Dans une idée d'opposition :
contester, discuter, objecter, réagir, réfuter, répliquer, répondre, rétorquer...

Dans une idée d'exécution :
obéir, satisfaire, s'exécuter...

Dans une idée d'affirmation, d'insistance :
affirmer, assurer, attester, certifier, garantir, insister, justifier...

Dans l'idée de répétition, d'imitation :
citer, ébruiter, faire l'écho de, imiter, rabâcher, rabattre les oreilles de, radoter, rapporter, redire, réitérer, répéter, reprendre les paroles de, reproduire...

Dans l'idée d'aveu :
admettre, assumer, avouer, concéder, confesser, confier, convenir, décharger sa conscience, passer aux aveux, reconnaître...

Lorsque vous êtes en panne d'inspiration et que vous avez l’impression de faire trop de répétitions, n'hésitez pas à trouver des dictionnaires de synonymes en ligne qui vous aideront à varier votre vocabulaire.


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#8 Le 24-08-2017 à 21h32

Ayane
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LE point à éviter lorsque vous créez un personnage, sauf dans les parodies : La Mary Sue et le Gary Stu. C'est-à-dire, le personnage de l'auteur parfait sur un plan physique et intellectuelle et ayant un passé trop triste mais qui s'en sort toujours.


Déjà, les traits physiques doivent être réaliste :

On a les cheveux rose à cause d'une teinture, par exemple, naturellement, ils sont forcément d'une autre couleur.
Il n'y a que dans les mangas où les personnages ont les cheveux de couleurs extravagantes. Pour les yeux, il y a moins de contraintes, on peut tout à fait avoir des yeux d'un gris très clair voir presque jaune au soleil, mais cela ne marche pas pour les cheveux.

Ensuite, la physionomie.
Faire du 100C, c'est une taille raisonnable. Même si c'est plutôt énorme pour un personne qui met du 34 en pantalon, mais possible. C'est pas comme si elle faisait un 115D avec une taille de 40 et un tour de taille de 60. Déjà, ça voudrait dire qu'elle ferait de la chirurgie esthétique, et ce serait très laid, mal proportionnée.

Enfin, l'intelligence.
Elle dépend entièrement de vous. Sachez de quoi vous parlez ! Si vous voulez parlez de la reproduction des lézards gris à pois rouge de Nouvelle Calédonie du Sud, renseignez-vous un minimum.

L'important n'est pas d'être parfait: personne ne l'est. L'important, c'est d'avoir un détail qui permet d'attirer les lecteurs, de les fidéliser à notre histoire.

Sachant qu'un personnage de fiction est l’élément essentiel de la fiction donc il ne faut pas le prendre à la légère comme le font de plus en plus de joueuses. Il ne faut pas que votre personnage sois une espèce de caricature ou devienne un stéréotype. Je prends l'exemple des fictions sur Jay : l’héroïne est souvent décrite comme une "chanteuse de talent", étonnamment similaire à son idole... ça n'a rien d’intéressant, c'est cliché et ennuyant.


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Pour la description des personnages, l'idéal est de la distiller joyeusement durant le récit. Est-ce que c'est vraiment grave qu'on apprenne la couleur des yeux du héros qu'au troisième chapitre ? Non ! On ne va pas chercher à le reconnaître dans la rue de toute façon et, à vrai dire, ce n'est guère important à savoir ! Bon évidemment, il y a des limites. Si l'intrigue tourne autour d'une silhouette aux cheveux blonds croisée dans la rue par notre héros, et qu'on ne sait pas que son meilleur ami (parce que c'était lui, haha !) est blond, on aura du mal à comprendre le pourquoi du comment.

Évitez de nous abreuver de détails inutiles aussi. Le plaisir de la lecture, c'est de faire travailler son imaginaire, de s'approprier ce qu'on lit. Laissez le lecteur décider de la couleur des yeux du chat, il ne s'en portera pas forcément plus mal.

Autre chose à éviter : Balancer deux-trois images prises d'internet avec un petit résumé du héros dessous. Au lieu de céder à la facilité, prenez donc le temps de décrire votre personnage lors de ses mouvements, de sa vie... Et surtout pas de description-photos inutiles ! On s'en fout de voir des images de la tenue de votre héros tous les jours, surtout vu le manque de réalisme des habits souvent proposés.

Trop de gens utilisent le prologue pour décrire leur personnage principal en "Je m'appelle... J'ai 19 ans... Je viens de d'entrée dans cet établissement...". Cela manque cruellement d'originalité !
D'autant plus qu'en plus d'être lassantes, ces descriptions ont le don d'être très pauvres. Ne pas l'apprendre dès le début n'est pas gravissime ! Incrustez cette description au fur et à mesure de votre texte.

Un truc intéressant à distiller dans une description physique : l'opinion et les centres d'intérêt du narrateur. Quelqu'un qui n'observe que peu son entourage ne capturera que des données primaires tels que la couleur des cheveux ou des yeux, tandis que quelqu'un d'observateur aura plus de plaisir à détailler précisément son interlocuteur.

Pensez aussi à des choses qui sortent un peu plus de l'ordinaire, c'est toujours sympathique à lire : ajoutez dans la description le grain de sel que sont les propres goûts et caractères du narrateur : quelqu'un qui attache une attention particulière à la chevelure, par exemple, et leur trouve un attrait de beauté irremplaçable, pourra facilement admirer la couleur, les reflets, la longueur, imaginer la texture... De ceux qu'il rencontrera (au point de ne pas regarder autre chose). Quelqu'un qui déteste le romantisme aura plus tendance à traiter Lyla de "niaise".


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#9 Le 24-08-2017 à 21h33

Ayane
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[     Point de vue interne    ]

Lorsqu'une fiction est écrite à la première personne du singulier, c'est-à-dire je, l'histoire se déroule automatiquement selon sa perception des choses. Donc il y forcément des événements qui lui échappe. Il ne peut pas savoir ce que pense les personnes de lui et encore moins leurs sentiments.

Exemple : Je me suis levée tôt ce matin, et me suis habillé à l'arrache. J'ai vite quitté la maison sans prévenir personne, ni même donner à manger à mon chien. Mes parents se sont levés juste après moi et ont découvert mon lit vide, sur le moment ils se sont inquiétés puis se sont rappelés que j'ai sûrement dû partir à l'école...

Comment le personnage fait pour savoir que ses parents se sont tout de suite levés après lui, qu'ils se sont inquiétés s'il n'était pas là pour le constater ?
Il faut faire attention à ça. L'histoire se déroule sous son point de vue, il ne peut pas deviner ce qui se passe, il ne peut faire que des suppositions. Je vous donne un exemple d'un point de vue correct:

Exemple : Je me suis levée tôt ce matin, et me suis habillé à l'arrache. J'ai vite quitté la maison sans prévenir personne, ni même donner à manger à mon chien. J'espère que mes parents ne vont pas trop s'inquiéter de mon absence improvisée, je pense qu'ils seront assez malins pour envisager ma route vers mon lycée...

Le texte parait plus logique sous cet angle, non ? Comme je l'ai énoncé tout en haut, il ne peut raconter que ce qu'il voit, et ne peut faire de supposition que pour le reste. Il peut aussi essayer de deviner les choses, mais il ne peut en aucun cas affirmer qu'une action est en train de se produire en son absence.




[     Point de vue omniscient    ]

Je comprends que certaines joueuses veulent qu'on connaisse les pensées de tout le monde, mais je trouve ça un peu lourd de mettre à chaque fois plein de points de vues différents alors qu'il n'y en a pas besoin. C'est pour ça que le point de vue omniscient existe, ça permet de savoir tout ce que les personnages pensent, ressentent, prévoient etc...

Exemple : Léa se réveilla en sursaut à cause de son réveil. Elle le balança par la fenêtre ce qui percuta sa grande soeur Jenny.

PDV Jenny -
- Mais quelle gourde celle-là, grinça-t-elle, LEA tu m'as encore frappé avec ton saleté de truc!
- Désolée Jenn, s'excusa-t-elle, il m'a énervé.
- D'ailleurs tu devrais te lever pour aller en cours grosse fainéante!
- N'en rajoute pas! S'énerva Léa.

PDV Léa -
Il y a vraiment des fois où ma soeur m'énerve! Bon, tant qu'à faire, je vais réveiller mes autres frères et soeurs, au moins je ne serai pas la seule de mauvaise humeur ce matin!

Léa se dirigea vers la chambre de son grand frère Jonathan et toqua inlassablement sur la porte. Elle fut fière de sa petite attaque, et espéra bien l'énerver.

PDV Jonathan -
Ma soeur continua de toquer à ma porte pour que je sorte de mes gonds. Je pestai contre elle, et me décidai à aller lui donner une bonne correction...

Le texte donne quelque chose de trop lourd, ça dégoûte de la lecture à force. Si vous voulez parler des sentiments de chacun de vos personnages, ce n'est pas mission impossible vous savez ? Le point de vue omniscient suffit largement pour décrire chacune des expressions des gens.

Exemple : Léa se réveilla en sursaut à cause de son réveil. Elle le balança par la fenêtre ce qui percuta sa grande soeur Jenny. "Mais quelle gourde celle-là" pensa cette dernière, prise par une rage infinie. Elle décida de parler à la personne l'ayant envoyé le projectile.

- LEA, cria-t-elle d'en bas, tu m'as encore frappé avec ton saleté de truc!
- Désolée Jenn, s'excusa sa soeur, il m'a énervé.
- D'ailleurs tu devrais te lever pour aller en cours grosse fainéante!
- N'en rajoute pas ! [...]

Le texte est plus simple et plus léger à lire. L'écriture est plus fluide, et moins lourde aux yeux des lecteurs. Évitez de mettre des "PDV X, PDV Y" partout, ça casse l'histoire, ça provoque une rupture dans le train de la lecture, c'est vraiment désagréable à la longue.





[     Point de vue externe    ]

Le narrateur rapporte les événements, les lieux, les personnages vu de l'extérieur. Il n'a aucune connaissance des pensées et des personnages. Cela donne un récit objectif proche du documentaire. C'est un point de vue assez peu utilisé.

L'auteur ne sait rien de ce que pense le personnage, il ne sait pas pourquoi il est triste, s'il aime le personnage qu'il voit devant lui, s'il apprécie qu'on lui offre tel cadeau, ect... Personnellement, je déconseillerais de l'utiliser car on est trop éloigné des personnages, de ce qui se passe, on ne sait rien, on ne comprend rien.


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#10 Le 24-08-2017 à 21h34

Ayane
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La description sert à informer le(s) lecteur(s) sur le cadre de l'histoire (où se situe le récit, à quel endroit, à quelle époque, dans quel lieu, etc...). Commencer par une fastidieuse description peut décourager le lecteur, mais ça peut s'avérer nécessaire, et si votre style suit, vous serez lu quand même. De la même manière, commencer au milieu d'une dispute, ça peut décontenancer, mais ça a le mérite de bouger. N'hésitez pas à user des "flashbacks", surtout si vous êtes à la première personne ou à mettre la scène sur pause pour regarder ce qui se passe autour.

/!\ Pas tous les deux paragraphes, c'est vite lourd et ça a tendance à perdre le lecteur /!\

Evidemment, on adapte à la situation, inutile de se perdre en description dans une scène qui bouge, par contre vous pouvez vous en donner à cœur joie lors d'une scène romantique !

Exemple scène d'action :

Elise courrait dans la ville, poursuivie par son ennemie de toujours, Morgane. La rue était sombre, autour d'elle la neige tombait à gros flocons. Elise s'arrêta pour souffler, mais remarqua que Morgane s'approchait dangereusement. Elle reprit sa course folle, n'ayant qu'une pensée en tête :

"Si elle m’attrape, elle m'arrache les yeux !"

Elise ne voyait plus rien, seule sa course comptait maintenant pour elle. Elle évita de justesse un réverbère et manqua de rentrer dans une dame qui lui hurla quelques insanités. Soudain, alors qu'elle n'était plus qu'à quelques mètres des portes du quartier général, elle glissa sur une plaque de verglas. La chute était inévitable. Elle fit des moulinets avec les bras pour tenter de retrouver son équilibre, effrayée par le bruit des pas de Morgane derrière elle.

Puis, en un éclair ce fut la chute.


Une phrase de description, le reste étant des verbes d'actions. En mettre plus aurait coupé le récit.
Exemple romantique :

Gustave, portant Elise dans ses bras, poussa la porte du pied et entra dans le salon. C'était une vaste pièce, qu'il avait décoré de tentures rouges et noires pour l'occasion. Elise en resta bouche bée. Il avait remplacé le vieux sofa aux ressorts défoncés par de magnifiques fauteuils qui semblaient confortable et très doux, comme du velours, et un canapé rouge, orné de coussins noirs en forme de cœur. Gustave avait allumé des bougies un peu partout, et les effluves d'encens embaumaient la pièce. Dans un coin, Une plante magique chantait d'une voie feutrée.

Elise n'en croyait pas ses yeux. Tout lui semblait irréel. Elle fit quelques pas dans la pièce et tourna sur elle-même pour admirer le travail de son fiancé. Elle remarqua, sur une étagère, un énorme bouquet de roses blanches et s'approcha pour en respirer le parfum. Elles sentaient divinement bon.

Légèrement étourdie par toutes ces attentions, elle alla se serrer dans les bras de Gustave et il lui sourit. Elle avait toujours aimé son sourire, mais là, à la lueur des bougies, c'était dans ses yeux qu'elle se perdait. Les reflets d'or dans ses iris bleus l'envoûtaient...


Vous remarquez que là, on se lâche sur la description. La scène est calme, presque irréelle, on a le temps. On note aussi que l'on utilise presque tous les sens du personnage: la vue évidemment, mais aussi l'ouïe (avec le tourne-disque), l'odorat (avec l'encens), le toucher (par évocation avec les fauteuils)...

Pour en revenir à l'exemple précédent, on note qu'il peut être intéressant, après la chute, de mettre la scène sur pause. On en profite pour décrire ce qui se passe (Y a-t-il du public ? La rue est-elle silencieuse ou bien animée ? Que pense Elise ?), afin de laisser souffler le lecteur, mais aussi pour faire monter le suspens. Si le lecteur retient son souffle, c'est qu'il est accroché. S'il imagine la scène, le lieu, le décor, suite aux descriptions, il sera plus enclin à lire.

De la même manière, il vaut mieux éviter les images en plein milieu d'un texte. Pourquoi mettre une image lorsqu'on peut décrire? Votre FanFiction n'est pas un album photo, c'est vrai que c'est joli d'illustrer de temps en temps, mais ne mettez pas au milieu, ça coupe dans l'élan, et c'est aussi un mauvais point! Soit vous ajoutez une balise spoiler ou vous mettez vos images bonus ou alors vous les mettez en fin ou au début de chapitre, mais pas au centre d'un texte.

Exemple :

[...] Un homme immense se dressait devant nous. Que faire ? [Image]


Je n'ai pas mis d'images parce que je pense pas que ça soit nécessaire, mais imaginez tout de même comment ça vous coupe dans l'élan! Une description n'est jamais de trop !
Exemple :

Un homme imposant, vêtu de noir, nous regardait comme si nous étions de vulgaires animaux. J'avais l'impression qu'il voulait nous tuer vu la façon dont il nous regardait. Comment faire pour s'enfuir vu qu'il nous bloquait le passage ?


Ce n'est pas nettement mieux ?

Pour étoffer votre récit, vos descriptions, créez un passé, des souvenirs, des rêves ou ambitions, des sensations à votre/vos personnage/s en l'adaptant à son registre, son âge, dans un point de vue interne ou omniscient. Vous obtiendrez plus de profondeur dans votre texte en donnant des informations même bénignes et le (ou les) personnage(s) ciblé paraîtra plus réel. Attention juste à ne pas "trop" vous attarder sur des détails inutiles.

Enfin, on peut ajouter ceci : il ne faut pas mettre de notes de l'auteur (NDA) en plein milieu d'un chapitre. Imaginons que vous lisiez un texte comme ceci :


Exemple :

[...]Enfin, Lina s'approcha de Nev le nevrosé (NDA: vous l'aurez deviné, c'est Nevra), pour lui donner une claque...


Cette NDA ne sert pas à rien, mais elle coupe dans l'élan de la lecture et c'est un mauvais point pour le rédacteur. Donc, si vous tenez vraiment à faire une NDA, alors je vous conseille de la mettre en fin de chapitre et de marquer la phrase en question par un astérisque, au moins, le texte sera plus fluide.

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#11 Le 24-08-2017 à 21h35

Ayane
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[     Périphrases et répétitions     ]

Pour éviter les répétitions, on peut utiliser des périphrases, qui consistent à remplacer un sujet par un autre. Ainsi, pour ne pas répéter un nombre incalculable de fois un prénom, on utilisera des groupes nominaux ou encore des pronoms. Mieux vaut ne pas non plus répéter, par exemple pour parler d'une conversation, le mot "conversation". Préférez des synonymes.

Exemple :
Alex s'approcha d'Enzo, le fusillant d'un regard noir qui fit trembler Enzo. Alex était visiblement en colère, sûrement face à la réaction qu'a eue sa soeur. Le visage d'Alex tournait au rouge et avant qu'Enzo ne se fasse la malle, Alex l'attrapa et l'entraîna dans une ruelle.


C'est lourd non, toutes ses répétitions. Avec des synonymes, cela va devenir beaucoup plus léger et agréable à lire :
Exemple :
Alex s'approcha d'Enzo, le fusillant d'un regard noir qui fit trembler sa cible. Il était visiblement en colère, sûrement face à la réaction qu'a eue sa soeur. Son visage tournait au rouge et avant que la victime-en-devenir ne se fasse la malle, il l'attrapa et l'entraîna dans une ruelle.


Petite liste d'idées qui est loin d'être complète :

Pronoms :
- Il/Elle, Ils/Elles
- Nous, Vous


Idées de périphrases :
- Par la couleur de cheveux ("le blond"...)
- Par son rôle dans l'histoire ("le protagoniste", "le héros"...)
- Par son sexe ("la demoiselle", "le jeune homme"...)
- Par son âge ("l'enfant", "l'adolescente"...)
- Par un trait de caractère ("l'enfant impulsif", "le calme incarné"...)
- Par un trait physique ("la jolie demoiselle", "le petit garçon"...)
- Par la possession ("la détentrice des clés", "le jeune homme tatoué", "celui qui lisait un livre"...)


Expressions :
- L'intéressé ("l'intéressé fit remarquer que l'idée de son camarade était déplacée"...)
- Le protagoniste, le héros, le personnage
- Le traître ("le traître avait tout avoué"...)
- L'allié ("Son allié avait un don pour l'utilisation des armes"...)
- Le fou ("la folle reprit son chemin"...)


[     Les figures de style     ]

Comparaison :
Mise en relation entre deux termes, le comparé et le comparant, grâce à un mot-outil (comme, telle, pareil, semblable...). Elle est là pour imager votre propos, elle sert à rendre plus visible, imaginable, votre pensée.
Exemple :
Elle était belle comme une aurore d'automne.


Métaphore :
S'il n'y a pas le fameux mot-outil, cela devient simplement une métaphore. Dans l'exemple au-dessous, les "lèvres" sont comparées à une "clef" sans mot de comparaison/mot-outil.
Exemple : Tes lèvres sont la seule clé à mon cœur.


Hyperbole :
C'est une exagération, un excès dans vos propos, quelque chose que vous ne faites pas mais cela donne "comme si".
Exemple :
Je ne te le répéterai pas trente-six fois !


Antithèse :
Dans une même proposition, rapproche deux termes, deux expressions, deux idées, de sens opposés.
Exemple : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. » (Corneille)

C'est en opposant les deux idées de "péril" et de "gloire" qu'elles semblent liées. Il y a donc une insistance sur le fait qu'elles soient rattachées.


Oxymoron :
Fait de rapprocher aussi deux termes, deux idées contraires. "Péril" et "gloire" étaient en opposition dans la phrase du dessus, mais ne sont pourtant pas contraires, et là est la différence entre ces deux figures de style. De plus, l'oxymoron est souvent présent dans seulement une expression.
Exemple :
« Je serais ton cercueil, aimable pestilence. » (Baudelaire)


Ici, le mot "aimable" est diamétralement opposé et contradictoire avec "pestilence". Cela provoque l'étonnement, bien sûr, qui aurait pensé à parler d'une mauvaise odeur en la qualifiant d'aimable ? Baudelaire insiste sur le caractère désagréable de l'odeur en en parlant comme de son parfait contraire. Cela permet de révéler l'horreur de la réalité sans l'exprimer.

Antiphrase :
C'est dire le contraire de ce que l'on pense en sachant parfaitement que le LECTEUR seul (si vous êtes un bon lecteur, bien sûr) le comprend, et ce dans une phrase.
Exemple :
« Vous êtes le phœnix des hôtes de ces bois » (La Fontaine)

Le Renard s'adresse donc au Corbeau en le flattant. Mais, nous, lecteurs, savons très bien que ce n'est qu'une ruse pour acquérir ce fromage, alors que le pauvre Corbeau n'en sait strictement rien. Et là est la définition de l'antiphrase. Le Renard dit le contraire de ce qu'il pense, il sait que les lecteurs comprennent son stratagème et ses arrières pensées, alors que les autres personnages, le Corbeau ici, n'en savent strictement rien.


Personnification :
Approprier à une chose, un objet, des attributs humains (ou animaux).
Exemple :
Les animaux des Fables sont doués de parole, ils sont donc personnifiés.


Allégorie :
Attribution d'une idée à un humain, un animal et même un objet.
Exemple :
Vénus et Cupidon représentent l'amour : "Et lorsque enfin, j'aperçus son visage, Cupidon frappa mon cœur en une violente secousse".


Réification :
Faire le contraire de la personnification, en somme. C'est à l'humain à qui l'on ôte ses attributs.
Exemple :
Il n'était plus qu'un minuscule agneau devant le grand méchant loup, rien d'autre que la peur ne le faisait agir.

L'humain est réifié en animal, en agneau. Cela sert à accentuer son état de faiblesse, sa peur qui ne le rend plus maître de lui-même.


Analepse :
Procédé qui permet de faire un retour dans le temps dans la narration. Elle permet de revenir sur des faits troublants du passé, sur les raisons d'agir de certains personnages, sur une justification de leur psychologie. Les Flashs Back sont utilisés au cinéma, pas dans la littérature. Il faut faire attention à ce que ce retour serve à quelque chose et qu'il ne soit pas soudain, comme dans un film.

Une dernière chose à ce sujet, vous n'avez pas besoin de marquer « FLASH BACK » lorsque vous en faites un. Si le lecteur ne comprend pas de quoi il s'agit, c'est que vous n'avez pas bien fait votre boulot. Il vaut mieux mettre des indices pertinents et surtout changer de temps. Puisque vous êtes dans une narration, le temps est au passé simple/imparfait, il sera donc au plus-que-parfait/imparfait.


Ellipse :
Vous sautez un mois, une année dans votre narration ?  C'est une ellipse.


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#12 Le 24-08-2017 à 21h36

Ayane
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[     La conjugaison     ]

Dans les textes, on utilise le plus souvent le passé ou le présent.  Pour chacun d’eux, voici un petit rappel :

Pour un texte au passé :
Le temps le plus utilisé pour décrire « le lieu » est l’imparfait. Quand je dis le lieu, je parle des descriptions. Ça regroupe n’importe quelle description, que ce soit celle d’un personnage, d’un lieu, ou de quoi que ce soit d’autre.
Exemple :
Le temps était sec, ce jour-là. La fenêtre était ouverte, donnant sur le petit parc. Tout le monde dormait encore. Dans un arbre, un oiseau commençait à faire son nid. Il partait et revenait, inlassablement.

Simple description, donc imparfait.


Voici les terminaisons des verbes à l’imparfait :
-ais
-ais
-ait
-ions
-iez
-aient

Maintenant, quand des actions se déroulent, le passé simple entre en scène. Et, malheurs, peu de personnes arrivent à s’en servir ! Déjà, on l’utilise pour des actions « brèves ». Quand vous racontez un texte, il peut y avoir de l’imparfait pour décrire des actions (dans les exemples, l’oiseau fait son nid, mais ça reste une description). Quelqu'un peut dire que « Il regardait par la fenêtre, l’oiseau faisant son nid. ». Ensuite viennent une séries d’actions que fait/font le/les personnages, et qui, elles, seront au passé simple. On l’utilise quand ces fameux personnages commencent à bouger après une description, où simplement vivent l’histoire en même temps qu’on la lit.

Exemple (la description sera entre crochet) :
[ Le temps était sec, ce jour-là. La fenêtre était ouverte, donnant sur le petit parc. Tout le monde dormait encore. Dans un arbre, un oiseau commençait à faire son nid. Il partait et revenait, inlassablement. ] Ennuyé de le voir faire des allers-retours, je me redressai de la balustrade où j’étais appuyé et descendis les escaliers. J’avais faim, je voulais manger. Je courus presque jusqu’au frigo, pour ensuite me préparer un œuf sur le plat accompagné de bacon.

La description est donc à l’imparfait, puis viennent des actions précises, misent au passé simple. MAIS on peut apercevoir de l’imparfait au milieu de ces actions. « J’avais faim, je voulais manger ». Pourquoi ? Simplement parce que ce ne sont pas des actions à proprement parler, mais plutôt des faits. Il ne dit pas « Je mangeai rapidement mon bacon », mais exprime juste le fait qu’il a faim.  Là, on utilise donc l’imparfait.


Voici les terminaisons des verbes au passé simple :
-ai/is/us
-as/is/us
-a/it/ut
-îames/îmes/ûmes
-âtes/îtes/ûtes
-èrent/irent/urent

Attention pour les verbes comme tenir, qui deviennent « Je tins, tu tins, il tint, nous tîmes, vous tîntes, ils tinrent » (sauf erreur de ma part).

Dans les textes au passé, j’entends souvent aussi parler de passé composé. Je ne conseille pas de l’utiliser si on n’a pas vraiment de « bonnes » bases. Quoique quand j’y pense, je vous conseille de ne pas l’utiliser du tout. Il s’utilise plutôt dans un texte au présent. Si vous voulez parler de moments passés, cela dans un texte déjà au passé, il vaut mieux utiliser le plus-que-parfait. C’est tout simplement plus juste comme ça.

Exemple :
Il prit la tasse et me la tendit. Cette tasse, je l’avais déjà utilisée, sa grand-mère me l’avait offerte, longtemps auparavant. Elle avait absolument tenu à ce que je reparte avec après une simple visite de courtoisie.


Pour les textes au présent :
Comme on s’en doute, ici le temps principal est l’indicatif présent. Rien de très compliqué, en somme. Mais attention à bien utiliser les indicateurs de temps, et à bien former ses phrases. Il faut  bien séparer les pensées du personnage, et ses actions. Ne pas hésiter à mettre une phrase d’un seul mot, s’il ne faut !

Exemple :
Il prend la tasse et me la tend. Cette tasse, je l’ai déjà utilisée, sa grand-mère l’a offerte, il y a longtemps. Pourquoi faut-il qu’il la ressorte ? Je la croyais enterrée ! Il me sourit alors que je l’attrape. Galère…


Reprenons les terminaisons du présent, juste pour le fun !
-e
-s
-t/e
-ons
-ez
-nt

Et c’est dans les textes au présent, que vous pouvez utiliser le passé composé ! Comme le montre l’exemple un peu au-dessus, quand on veut parler d’éléments passés, dans un texte au présent, rien ne vaut le passé composé !




[     Les indicateurs de temps     ]

Chose très importante dans un texte. On n’y prête pas toujours attention, mais ça peut donner une impression étrange lors de la lecture, comme si quelque chose clochait dans le texte. Les indicateurs de temps sont primordiaux. Ici, je parle surtout des indicateurs de temps dans les textes au passé. Ils ne sont pas pareils que ceux des textes au présent.

Exemple de ce qu’il ne faut PAS faire :
Il faisait beau, aujourd’hui : l’air était sec, le ciel dégagé,… tout était parfait pour le rendez-vous que nous avions prévu ce soir.

Rien ne vous gêne, dans ce texte ? Quand bien même, les indicateurs de temps sont faux. Quand on raconte un texte au passé, on ne le vit pas en même temps. C’est comme raconter un souvenir. Diriez-vous « aujourd’hui » en racontant quelque chose qui vous est arrivé la semaine avant ? Non, bien sûr.

Exemple corrigé :
Il faisait beau, ce jour-là : l’air était sec, je ciel dégagé,… tout était parfait pour le rendez-vous que nous avions prévu dans la soirée.


Voici les principaux indicateurs de temps, d’abord ceux que l’on écrirait dans un texte au présent, puis à côté ceux qui doivent être écrits dans un texte au passé :

Aujourd’hui =/= ce jour-là
Hier =/= la veille
Demain =/= le jour suivant
La semaine passée =/= la semaine précédente
Dans trois jours =/= trois jours après
Ce soir =/= ce soir-là  // dans la soirée // le soir
Il y a longtemps =/= longtemps auparavant

Il faut veiller à bien faire la différence, car ça peut changer toute l’ambiance qui règne dans un texte.



[     L'orthographe et la grammaire     

Ne le cachons pas, il y aura certainement des fautes dans ce topic malgré l'attention apporté à la rédaction. Ce n'est pas pour autant que cela doit devenir une excuse pour les joueuses pour écrire des textes avec des fautes tous les deux mots !

Plusieurs façons de limiter un maximum cela :


Pour commencer, le mieux est de taper son texte dans un traitement style Word.
Pourquoi ? Déjà, pour le correcteur automatique qui soulignera en rouge et/ou en vert les mots mal orthographiés et les fautes de grammaire. Si ce n'est pas parfait, c'est un bon début pour réduire les fautes possibles ! Après, certes, Word est payant, mais la version gratuite, Word Starter, est très bien également !

Certains sites sur le net proposent également de corriger les textes si on le souhaite, comme pour BonPatron. Il vous indiquera vos erreurs et vous donnera les explications pour que vous puissiez vous corrigez, et tout cela gratuitement.


Ensuite, il faut savoir se relire pour voir si on n'a pas oublié des mots, si il ne reste pas des erreurs.
Des fois, on ne les voit pas de suite, c'est pourquoi on peut revenir sur le texte un peu plus tard au besoin. La relecture permet également d'éviter les erreurs de cohérences dans le texte.

Dernière idée mais pas la moindre, avoir une bêta.
Cela peut être une amie, un membre de votre famille, ect. Cette personne - douée en orthographe, conjugaison... - corrigera vos textes pour vous et pourra même vous indiquez les erreurs qu'elle détecte dans vos écris. Il y a un espace consacré aux Bêta-reader dans la section FanFiction, n'hésitez pas à demander un correcteur !


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#13 Le 24-08-2017 à 21h38

Ayane
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On en retrouve trop souvent : des commentaires d'une, deux lignes, alors que la règle en demande quatre minimum. Ou encore des phrases qui reviennent à la ligne en plein milieu, comme si cela comptait alors que non. Et quelque fois, on y trouve même un petit "désolé si ça fait pas quatre lignes", plus ou moins bien écrit. Alors non, apprenez que l'exemple suivant n'est pas un commentaire constructif et est passible de sanctions !

Exemple d'un commentaire NON-constructif :
Hey j'adore ton héroïne, elle est cool !
Enzo est vraiment idiot quand il s'y met è_é
Aller, bonne chance pour la suite
et tu me préviens, hein ?

Désolée de vous le dire mais si vous revenez à la ligne, cela ne fait pas les 4 lignes réglementaires.

Maintenant, c'est FINI. Plus d'excuses, vous allez avoir ici quelques idées que vous pourrez mettre dans vos coms afin qu'ils soient réglementaires et vous évitez ainsi une sanction inutile.


J'ai aimé l'histoire. Que puis-je en dire ?
Tout ce vous voulez ! Mais si vous n'avez pas d'idées et que vous souhaitez quand même poster, voici une liste (non exhaustive) des points que vous pouvez aborder :

Parler du passage que vous avez le mieux aimé.
Expliquer pourquoi tel caractère d'un personnage vous plait.
L’orthographe, la ponctuation: Avez-vous repéré beaucoup de fautes, le texte est-il correctement mis en valeur ?
L’originalité, le suspens, l’humour: Qu'est-ce qui vous a marqué dans ce récit, en quoi se distingue-t-il des autres?
La qualité d'expression: La lecture est-t-elle simple d'accès, avez-vous eu des moments d'incertitudes en lisant ?
La fiction présente-t-elle bien? Un bel header, de la couleur, l'utilisation des balises.... Ce topic vous-a-t-il tapé dans l’œil ?
Qu'imaginez-vous pour la suite du récit? (sous spoiler si besoin est)

Je n'ai pas aimé. Je peux le dire quand même ?
Bien sûr ! Les critiques négatives sont aussi bonnes à prendre que les positives ! Vous avez donc le droit de :

Expliquer pourquoi l'histoire ne vous plait pas.
Donner votre avis sur le texte, ce sur quoi vous n'accrochez pas.
Donner des conseils à l'auteur pour qu'il s'améliore.


D'un côté comme dans l'autre, vous pouvez reprendre les points de l'autre liste. De même, vous pouvez dire dans vos commentaires les qualités et les défauts du texte de l'auteur.
Ne lésinez pas sur vos conseils, car ils sont toujours très utiles ! Plus une remarque est constructive, plus on s'améliore. On commence tous, on est tous passés par la phase "je-fais-trop-de-fautes" ou encore "mon-histoire-ressemble-à-celles-des-autres", ne vous en faites donc pas !


[✗] Ce que vous ne devez surtout PAS FAIRE :
Vous moquer de l'auteur pour son texte.
Dire que "c'est nul" mais ne pas argumenter vos propos.
Insulter l'auteur.

Ce comportement-ci vous vaudra des avertissements, voire de lourdes sanctions.

En résumé, n'hésitez pas à dire tout ce que vous pensez sur la fic que vous lisez, et ne vous contentez pas d'un "c'est super, je peux être prévenu de la suite ?". En tant qu'auteur, savoir qu'une certaine phrase ou qu'un passage vous a fait rire, pleurer... Est un moyen de nous améliorer, de savoir ce qu'il plait ou non.

Maintenant, plus question d'avoir des excuses du style "Je ne savais pas quoi dire" ! Vous avez un choix immense pour expliquer ce que vous aimez ou non, n'hésitez donc pas !


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#14 Le 24-08-2017 à 21h40

Ayane
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En écrivant une fiction, on fait appel à votre capacité d'écrivain. En l'exposant aux autres, soit en la publiant sur cette partie fan-fiction (ou sur tout autre forum ouvert au public, et donc, à la lecture d'un point de vue extérieur au vôtre), on fait appel à une toute autre capacité, que certaines ne possèdent pas : accepter les critiques.

Cela ne veut pas forcément dire être d'accord avec elles, mais, au moins, avoir assez d'ouverture d'esprit pour (essayer de) les comprendre, et, surtout, ne pas les rejeter tout en bloc.

Avant de discourir là-dessus, je tiens à préciser que ces conseils ne s'adressent pas aux personnes désireuses de contrer un commentaire vide de toute construction, de remarque constructive. Inutile je pense de citer le fameux "c nul", mondialement connu.




[     A savoir dès le moment où vous postez une fan-fiction     ]

Les fan-fictions sont nombreuses, beaucoup de personnes en écrivent, en publient. J'ai une question très simple à poser : Pourquoi les mettre en ligne ?

Vous trouvez votre fiction formidable ? Vous l'adulez, et cela seul compte à vos yeux ?

Très bien, vous m'en voyez ravie. Permettez-moi de dire très franchement que si vous mettez une fiction en ligne dans l'unique but de recevoir des pages et des pages de "C tro bien, je kiff", est ridicule, sinon pitoyable.

Non, contrairement à ce que certains semblent croire, mettre en ligne une fiction ne sert pas qu'à caresser l'auteur dans le sens du poil, à savoir que tout le monde chante vos louanges tandis que vous vous contenterez d'observer toute celle foule admiratrice devant votre fiction tout simplement brillante et cela n'est même pas la peine de caresser, ne serait-ce que de frôler, la possibilité que cela ne fût pas le cas. Ce forum n'est pas seulement composé de gentilles lectrices conciliantes, il y en a, et il y aura toujours, des auteurs plus expérimentés que vous, des lectrices plus intransigeantes en la matière. Car c'est là que tout se résume :

En faisant lire, voir, une oeuvre, quelle qu'elle soit (cela ne s'applique pas qu'aux fictions !), à d'autres, cela veut dire que vous acceptez qu'elles soient jugées, critiquées... En bien ou en mal. Qu'on vous exprime clairement sa façon de penser, qu'elle soit bonne ou mauvaise.




[     Mais ces cruels commentaires, à quoi servent-ils ?     ]

Ah... Tout se tient dans cette question, n'est-ce pas ? Ne peuvent-ils pas rester dans leur coin, ces infâmes ? S'ils n'aiment pas, pourquoi diable venir commenter ? Pourquoi venir vous déranger de votre haut piédestal, ces insectes gêneurs ? Pourquoi donc jouer les méchants ?

Il y a quelque chose de très simple, qui se nomme "apprendre de ses erreurs".

En faisant une critique, je précise encore une fois, constructive, le but d'un commentaire n'est pas de faire de la méchanceté gratuite, mais bel et bien de soulever les points d'une fiction qui sont peu, voire pas maîtrisés. Comment avancer, comment s'améliorer, comment progresser, en étant conforté dans son idée que sa fiction est la meilleure, qu'on est juste super-fort ? Comment combler des erreurs lorsqu'on ne sait pas s'il y en a ?

Pour faire dans le concret, imaginez-vous vous balader dans la rue avec votre tout nouveau jean, que vous a-do-rez. Les moins observateurs de vos amis l'aimeront sans concession : tout comme vous, ils adoreront son design, sa couleur...

Toute contente de vous, vous n'hésiterez pas à défiler dans la rue, vous en vanter, voire le montrer "il est génial, hein ?". Sauf que voilà. Les vrais méchants, dans l'histoire, ce seront les plus observateurs, qui glousseront en cachette : votre pantalon formidable se trouve avoir un trou au niveau de la partie la plus gracieuse de votre anatomie, quelle honte ! Et voilà que quelqu'un arrive, et -quoi ? Comment est-ce possible ?- ose vous dire que votre pantalon n'est pas si bien que ça ? Ose-vous montrer le défaut, le trou dans votre jean ?

Quelqu'un qui ne sait pas accepter les mauvais commentaires ignorera la remarque et continuera à pétarader dans la ville, se souciant uniquement de ses amis admiratrices  n'ayant pas vu le trou. Quelqu'un qui sait les accepter raccommodera le trou, dans l'objectif de plaire aussi aux plus observateurs qui auraient laissé leur avis dans l'ombre.

C'est exactement la même chose avec une fiction.





[     Alors, comment réagir à ce genre de remarque ?     ]

Certes, il n'est jamais vraiment sympathique de se voir critiqué après s'être vu conforté dans l'idée d'avoir une fiction géniale.  Seulement justement, il semblerait qu'elle ne soit pas si géniale que ça.

Au lieu de :
[✗] S'effondrer, larmoyer, se dire que sa fiction est nulle, nulle...
[✗] "Bouder". Alors comme ça, elle est pourrie ? Et ben si c'est comme ça, vous la fermez, et tant pis pour la dizaine de fans admiratrices derrière vous.
[✗] Envoyer bouler l'insecte indésirable qu'est le critique, par une réponse sèche, ou, pire, un simple "Je m'en fous, moi je l'aime, ma fiction" (etc...) en réponse au pavé que certains se sont sués à pondre pour critiquer de façon constructive

Il faut :
[✔] Réfléchir à la ou les remarques. Se détacher pour voir si, oui ou non, c'est le cas.
[✔] A l'avenir, tâcher de tenter de s'améliorer sur les points soulevés, combler ses erreurs, afin de ne pas cesser de progresser.
[✔] Pourquoi ne pas prendre ça comme un défi ? Alors comme ça, votre fiction n'est pas si bien que ça ? Et bien ils verront, ces critiques ! Vous ne cesserez de vous améliorer, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus rien vous reprocher !

Mais c'est ça aussi, être auteur : Ne jamais cesser de se remettre en question. Douter de ses textes (mais pas excessivement non plus), ne pas partir sur un acquis.




[     Garder en tête que...     ]

Non, on ne se casse pas les pieds à rédiger un long commentaire constructif juste pour vous casser les noisettes (il n'y a rien de plus rageant que de se faire envoyer balader après avoir passé un monstre temps à tout rédiger).

Une fiction n'est jamais "nulle", elle a seulement des points, plus ou moins nombreux, plus ou moins marqués, à améliorer. C'est à les relever que servent les commentaires constructifs.

Même une fiction qui paraît géniale, communément formidable, peut trouver des commentaires négatifs ! "Personne n'est parfait", les fictions non plus. Il y aura toujours quelqu'un qui pourra trouver une faiblesse dans ce que vous écrivez, d'où le fameux "On ne cesse jamais de s'améliorer".

Certaines choses sont simplement une affaire de goût, on ne peut pas toujours satisfaire tout le monde concernant certaines choses (mais ça reste rare, n'allez pas jusqu'à servir cette excuse contre un commentaire bien construit).

Votre écriture ne sera jamais parfaite, mais écrivez, améliorez-vous, pour qu'elle semble l'être aux yeux du plus de monde possible. L'écriture est une voie ardue, et ce ne sont pas les "C'est génial !", tout sincères qu'ils soient, qui parviendront à vous y faire cheminer en profondeur.


NOTE IMPORTANTE :
Cela ne doit pas encourager la méchanceté gratuite de la part des commentateurs, loin de là ! Il y a des efforts à fournir de la part des auteurs, mais aussi de l'autre côté ! Celui qui laisse une critique constructive doit rester dans l'envie d'aider, et ne pas tenir de propos condescendant pour le simple plaisir d'étaler sa science ! Des deux côtés, critiqueur et critiqué, on doit conserver une certaine tolérance, n'oubliez pas que même si on est devant un ordinateur, il y a quelqu'un derrière !

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#15 Le 24-08-2017 à 21h43

Ayane
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Voici une liste stipulant les erreurs à ne pas commettre, celles qui hérissent les poils à chaque fois que l'ont en rencontre et qui TUENT l'envie de continuer à suivre la fan-fic. Certains n'en ont hélas pas du tout conscience. Voici les erreurs récurrentes à éviter :

Soyez cohérents :
Henri n'est pas du genre entreprenant, et je vous rappelle que Enzo semble souvent irrité de sa présence, alors cela m'étonnerait beaucoup que Henri OSE faire son petit numéro de séduction entreprenante dans leur chambre, sans avoir peur de s'en prendre une belle au visage, et en plus dès le 1er ou 2e chapitre. Le comportement de ce Henri-là, ne correspond pas au comportement de notre Henri.

Pourquoi Enzo le laisserait faire aussi facilement ?
Pourquoi accepterait-il ses sentiments pour Henri comme ça d'un claquement de doigt, et passerait du cynisme mordant au baiser fougueux, comme ça, sans développement ?

Au final :
Cela vous semble-t-il réaliste, qu'après s'être disputés Henri ait envie de serrer Enzo contre lui, et que Enzo se laisse faire, même si Henri vient de se montrer odieux ? Après une dispute avec quelqu'un qui s'est vraiment montré grossier, avez-vous envie de vous rapprocher de lui ?

IL FAUT ÊTRE LOGIQUE :
On parle ici de Enzo et Henri mais cela s'applique à tous les personnages ! Même si vous, vous aimeriez que les chemises soient déchirées et les armures envolées dès le 1er chapitre, je vous demande, au nom de tous les autres lecteurs qui ne supportent pas non plus ce genre d'incohérence, de prendre en compte le caractère de votre personnage dans ses actions, et de nous proposer un développement, en nous expliquant comment et pourquoi il change de point de vue, ce qui l'amène à changer de comportement.

Exemple de développement :
Expliquer comment Henri change de point de vue, le rapprochement qu'il y a avec Enzo, rapprochement qui se fait progressivement bien sûr. Si il n'y a pas de développement à ce sujet, alors ce serait du hentaï = succession de description de parties de jambes en l'air.

Bref, chouchoutez vos lecteurs avec un scénario digne de ce nom, et naturellement ils vous aimeront en retour. Ne vous découragez pas, si vous n'y arrivez pas tout de suite !! Vous êtes bloqués à un moment, persévérez dans la recherche !


Autre chose :
BL/GL ne veux pas forcément dire sexe/lemon ! De un, c'est interdit sur le forum. De deux, apprenez que, non, un BL juste pour du sexe n'a rien d'intéressant. On préfère savoir comment ils se mettent en couple que la façon dont ils vont coucher ensemble.


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#16 Le 24-08-2017 à 21h44

Ayane
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Concrètement, garder la cohérence dans une fic c’est quoi ?

Qu’elle ne devienne pas n’importe quoi, qu’elle reste crédible (oui, ça vaut aussi pour les fictions qui se passent dans le monde parallèle des licornes à pois verts). Pour que le lecteur ne se retrouve pas avec un air dubitatif sur le visage, qu’il ne décroche pas.


[     Incohérences avec le caractère d’un personnage     ]

Et plus particulièrement celui du personnage principal : c’est lui qu’on suivra tout le long de votre fiction et son caractère est à réfléchir avec autant, sinon plus, d’attention que l’intrigue; il est souvent déterminant dans le plaisir que prendra quelqu'un à lire votre fic car c’est par ses yeux qu’on la vit.

Eviter donc de :
bâcler son personnage, en faire quelqu'un sans âme, sans avis, sans opinion, une coquille vide, en somme.
lui définir un caractère passif, qui change à chaque chapitre.
lui donner des réactions / attitudes contradictoires par rapport à son caractère apparent.

Le point principal, c’est bel et bien de conserver le caractère initial du personnage. Il est tentant de lui donner une personnalité changeante selon les situations, comme ça vous arrange, mais non, non, ce serait céder à la facilité, et ça, c’est hors de question pour un bon auteur !

Entendons-nous bien : il est possible que votre personnage change diamétralement de personnalité, mais ça ne doit pas être comme ça, d’une seconde à une autre, sans raison apparente. Cela doit se faire petit à petit, au contact de quelqu'un, en vivant certaines choses inhabituelles qui pourraient, par exemple, lui donner confiance en soi, ou alors, brusquement, mais au terme d’un incident traumatisant. Dans tous les cas, ça ne doit jamais être à la légère. N’hésitez pas à décrire ce que ressent le personnage, les étapes qui ont abouti à ce changement de personnalité… Et si vous choisissez de faire une ellipse temporelle pour garder le mystère, revenez-y plus tard, histoire que le lecteur ne tombe pas des nues.

De même, un personnage peut avoir plusieurs facettes à son caractère, agir différemment selon avec qui il est… Mais expliquer cette attitude en décrivant l’état d’esprit du personnage est plus compréhensible.

Exemple :
Lay se dressa soudain pour courir se jeter dans les bras de Henri, joyeuse :
-Henri ! Tu ne sais pas ce que… commença-t-elle, enthousiaste.
-Je ne suis pas seul, lui répondit-il.

Elle contourna le jeune homme pour, en effet, se retrouver nez à nez avec Lyla.
Elle fronça les sourcils :
-Toi ? cracha-t-elle avec une grimace de dégoût. J’attends toujours notre petit combat. Serais-tu un pleutre ?
-Dis donc, vous trois, intervint Mr Novarra depuis la salle de classe, qu’est-ce que vous faites dans les couloirs à cette heure-ci ?

Lay rougit soudain, tenta de balbutier quelques phrases, échoua, et sortit en courant.

Trois attitudes en contradiction, vous en conviendrez, ce qui fait de ces passages rapides, sans raisons apparentes, d’une attitude à une autre, peu cohérent sur un même personnage.

Exemple :
Lay se dressa soudain lorsqu’elle vit Henri, son ami depuis sa plus tendre enfance, s’approcher. Elle courut se jeter dans ses bras, joyeuse. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas vu ! Sa présence lui avait manqué…
-Henri ! Tu ne sais pas ce que… commença-t-elle, enthousiaste.
-Je ne suis pas seul, lui répondit-il.

Surprise, elle contourna le jeune homme pour, en effet, se retrouver nez à nez avec Lyla.
Elle fronça les sourcils. Lyla ? Evidemment, jamais l’un sans l’autre. Elle n’avait jamais vraiment compris pourquoi ces deux-là étaient toujours ensemble, et elle avait une sainte horreur d'elle, auquel elle vouait une haine farouche depuis qu’elle l’avait surpris en train de se pavaner devant lui.
-Toi ? cracha-t-elle avec une grimace de dégoût. J’attends toujours notre petit combat. Serais-tu un pleutre ? grinça-t-elle en guise de provocation, la seule chose qu’elle avait trouvé pour se venger indirectement, n’étant pas assez sûre d’elle pour l’affronter directement.

-Dis donc, vous trois, intervint Mr Novarra depuis la salle de classe, coupant court, qu’est-ce que vous faites dans les couloirs à cette heure-ci ?

Lay rougit soudain, prise de court. Elle ne connaissait pas vraiment ce prof, et le fait qu’il ne laisse apparaître aucun émotion était très… Déstabilisant. Elle tenta de reprendre contenance, mais ne parvint qu’à balbutier quelques phrases. Honteuse de son attitude qu’elle ne devinait que trop pitoyable pour Lyla, elle déclara forfait et sortit en courant.

Vous saisissez la différence ? Là, les pensées de Lay sont décrites, ainsi que le contraste entre ces différentes attitudes, qui peuvent paraître déstabilisantes pour un témoin extérieures, mais qui ont en fait des causes très simples qui ne doivent pas changer.

Plus généralement, il est facile de savoir si le caractère et les attitudes d’un personnage sont crédibles ou non : il suffit de le reporter dans la réalité, notre monde à nous. Car si les personnages du Secret d'Henri sont fictifs, ils n’en sont pas moins humains, comme vous et moi. Si vous étiez dans votre école/collège/lycée, cela vous semblerait-il logique qu’une personne déteste une autre et que le lendemain, ils se comportent comme les meilleurs amis du monde ?




[     Incohérences avec l'environnement     ]

Parce que oui, que vos personnages évoluent, c’est bien, mais où ?

Le manque de cohérence au niveau de l’environnement est une faute fréquente lorsqu'on commence un chapitre, qu’on s’arrête pendant un bon moment, et qu’on le reprenne cash, avec une idée précise en tête. Encore une fois, la relecture va devenir votre meilleure copine, histoire de se remettre en situation, de se remettre les éléments précédemment donnés en tête…


Les choses à éviter à tout prix, et même à bannir de votre vie :
un personnage à un endroit, qui se retrouve soudain à un autre.
un personnage qui agit d’une manière illogique par rapport à sa situation quelques secondes plus tôt.
un élément important donné au début, qui n’a aucune incidence sur les éléments d’après alors qu’il devrait en avoir.

C’est évident mais ces erreurs peuvent facilement être faites. Il suffit d’un petit oubli et ça devient facilement du n’importe quoi pour le lecteur qui, lui, lit tout d’une traite, contrairement à l’auteur qui, à priori, a écrit une partie du chapitre indépendamment de l’autre.

Pour n’importe lequel de ces points, une relecture, avec du recul (vos prévenus patienteront bien un jour de plus) est la meilleure des solutions. Ne restez pas enfermés dans vos idées, votre place d’écrivain, mettez-vous à la place d’un lecteur neutre. Votre récit est-il cohérent ?




[     Les idées à éviter     ]

Le "Comme par hasard" :
On écrit une fic sur un de nos mecs préférés, mais ça ne veut pas dire que l'héroïne doit être un double de ce dernier ! Evidemment, et surtout pour des fics qui sont censées se terminer par une histoire d'amour, les points communs sont importants, pour "ne pas se disputer tout le temps". Mais il faut aussi des différences, pour ne pas s'ennuyer ! Avoir exactement la même personne que nous en face de soi, est-ce que c'est tentant ?

Le "Jeu Secret d'Henri" :
On s'est inscrites sur ce jeu pour vivre ces chapitres, et si on a envie de les refaire, on a les replays. Et si on ne veut pas, on zappe votre fiction, tout simplement. On peut bien sur mettre certaines "choses" du jeu dans votre fic. Mais ce n'est pas la peine de tout mettre, de refaire tous les épisodes avec votre héroïne en première place.

On le connaît, le jeu. On sait déjà ce qui va se passer et, dans le meilleur des cas, on zappe un bon gros chapitre, voire plus. Pour zapper le "non-intéressant". Dans le pire on va voir ailleurs.


Le "This is love" :
L'héroïne est une nouvelle. Et PAF, deux jours après son arrivée, elle tombe amoureuse. Et RE-PAF, quatre jours après son arrivée, elle sort déjà avec le mec principal de l'histoire. Autant faire un OS alors. Certes vos lectrices accrochent sur le moment, mais se lassent très vite.

Et qu'allez-vous raconter après ? Un bout de leur vie ensemble ? Ouais.
Mais vous n'allez quand même pas raconter une histoire jusqu'à leur mariage, leurs gosses et leur mort, si ? Eh oui, nous, on aime les péripéties ! Alors laissez du temps au temps, et donnez la possibilité à votre personnage de vivre une vie normale ! D'accord, des fois on tombe amoureux comme ça, c'est le coup de foudre... Mais pas dans chaque histoire, c'est répétitif, barbant, lassant.

Allongez votre histoire ! Faites-nous rêver !


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#17 Le 24-08-2017 à 21h45

Ayane
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Personnellement c'est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Tout d'abord parce que ça fait une jolie présentation : ce n'est pas toujours très attrayant de lire une fic dont les chapitres sont simplement mis sous spoiler, sans même que l'auteur ait pris la peine d'écrire le numéro du chapitre au-dessus.

Ensuite, je trouve que cela donne un aspect plus "vrai livre" : rares sont les auteurs qui ne donne pas de titre à leurs chapitres dans les bouquins. C'est aussi une bonne manière d'attirer un lecteur qui survolera votre fiction pour savoir s'il va la lire ou non, et de maintenir en appétit ceux qui sont déjà conquis, car un titre de chapitre, tout comme titre de fiction, peut inciter à se poser des questions, mettre un peu de suspens... Vous pouvez même, si vous jugez qu'une trop longue période s'écoule entre deux chapitres, révéler le titre à vos lecteurs pour qu'ils aient envie d'en savoir plus.




[     Une citation     ]

Utilisez un extrait de paroles de chanson ou un titre, certaines auteures aiment mettre une chanson "thème" avant chaque chapitre, utilisez le titre de la chansons comme titre de chapitre.

Attention par contre, car le titre peut avoir un rapport avec le chapitre alors que la chanson ne sera pas du tout adaptée, dans ce cas-là ne mettez pas de lien vers la chanson au risque de perturber vos lecteurs.

Vous pouvez aussi mettre une citation venant de poème, cela donnera le même effet !


Mettez une citation connue (ou non d'ailleurs), quelque chose que vous connaissez et qui vous as attirez, qui pourrait décrire les sentiments du personnage principal ou les événements qu'il va vivre dans le chapitre en question.

/!\ N'oubliez jamais de citer le chanteur/groupe, l'auteur, etc, pensez aux droits d'auteurs, vous êtes bien placé(e) pour savoir que personne n'aime qu'on lui vole ça création (et de toute façon c'est puni par la loi) /!\



[     Citez une partie de votre chapitre     ]

Une phrase importante peut donner envie à votre lecteur de savoir dans quel contexte elle se trouve, pour quelle raison... Bref, il doit se poser des questions... et chercher la réponse en lisant votre chapitre !



[     Inventez-le     ]

Vous pouvez tout simplement choisir d'inventer un titre, en rapport avec le chapitre bien sûr, qui l'introduira et donnera une idée générale de ce qu'il s'y passera. Si vous avez un peu de mal, inspirez-vous d'un livre que vous avez lu, d'une chanson qui vous plaît, etc, en le modifiant légèrement (en citant toujours l'auteur bien sûr).



[     Numérotez     ]

Si vraiment l'inspiration ne vient pas ou si vous êtes nul en titre, prenez au moins la peine d'écrire "Chapitre 1" avant ledit chapitre, encore une fois pour un soucis de présentation.

Petits conseils :
Choisissez toujours la même manière de procéder : si vos lecteurs sont habitués à un titre de chanson, ils pourraient trouver un changement étrange et penser (peut-être à tort) que cela signifie un changement radicale dans l'histoire, de même si vous prenez l'habitude de citer votre chapitre, ils chercheront d'où provient le titre sans le trouver. L'être humain a besoin de ses petites habitudes que voulez-vous !
Si vous utilisez une langue étrangère, traduisez votre titre, il est très frustrant de ne pas comprendre ce qu'on lit et les plupart de vos lecteurs se lasseront vite de devoir traduire chaque titre !
Faîtes ressortir vos titres avec une jolie présentation ! Les balises "titres", le mettre en gras, au centre, en couleur, ect.


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#18 Le 24-08-2017 à 21h45

Ayane
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Pour commencer à écrire, il vous faut des idées. Mais les idées, où les trouver ?

Autour de vous :
Regarder d'un œil différent vos quotidiens. Une dispute entre deux personnes le premier jour de cours peut devenir votre premier aperçu de la relation qu'entretiennent votre héroïne et Henri et Enzo.

A la télé :
On peut s'inspirer de certains tiques ou certaines parties d'histoires de la télé. Même inconsciemment. On peut retrouver de l'inspiration de ''Eyes Angel'', de ''Dexter'' ou encore de ''Flic et Arnaqueur'', bref, des séries que vous aimez.

Dans la musique :
Une ambiance produit par une musique peut vous inspirez une scène. Des slows, comme 'Still Loving you' peut vous inspirez pour une scène romantique. Les chansons tristes, comme 'Forever' de Stratovarius peuvent donner les derniers moments d'une mourante ou d'un mourant. 'Letter To Dana' de Sonata Arctica peut évoquer un futur plein de tristesse avec une demoiselle loin d'un personnage, sur la mauvaise pente, ou loin de sa famille qui se meurent. 'Crève' de Mademoiselle K peut donner un passage qui tourne sur une rupture. Etc

On peut aussi trouver des idées :
Dans un livre.
Dans un dessin.
Dans ce que vous voudriez voir dans les épisodes.


Mais attention ! On parle bien ici de s'inspirer et non pas de copier une autre oeuvre ! Reprendre un livre et refaire la même histoire en changeant simplement les noms des personnages pour que ceux du secret d'Henri prennent leurs places, non.

Et je rappelle que toutes formes de plagiat sera sévèrement sanctionnée !


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#19 Le 24-08-2017 à 21h47

Ayane
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[     L'utilisation des chiffres     ]

Alors, je ne sais pas si ça dérange beaucoup de personnes, mais un texte ou il n'y a pas de chiffres est plus agréable à lire qu'un texte avec tous les nombres écrits en chiffres.

Exemple :
7h43. Si je ne me dépêchais pas de me préparer j'allais être en retard pour ma rentrée. En effet nous étions le 2 septembre, et c'était le jour de la rentrée. Je m'habillais en vitesse, et sortais à 7h55 de chez moi. Je n'habitais pas très loin de mon nouveau lycée, et j'arrivai donc 7h59. Pile poil !

L'utilisation des chiffres casse un peu le rythme de lecture, et agresse un peu les yeux je trouve. Pour moi, un texte écrit avec des lettres est plus agréable.

Exemple :
Il était sept heures quarante-trois du matin. Si je ne me dépêchais pas de me préparer j'allais être en retard pour ma rentrée. En effet nous étions le deux septembre, et c'était le jour de la rentrée. Je m'habillais en vitesse, et sortais  vers sept heures cinquante-cinq de chez moi. Je n'habitais pas très loin de mon nouveau lycée, et j'arrivai donc une minute à sept heures cinquante-neuf. Pile poil !

Notez que je ne précise en combien de temps elle se prépare, car on ne regarde pas forcément en combien de minutes on s'habille, et puis il est inutile pour nous de savoir précisément en combien de temps le personnage s'habille (c'est comme préciser à chaque fois ce que met le personnage chaque jour, on peut survivre sans le savoir).

Attention ! Je ne dis pas qu'il faille enlever tous les chiffres, bien entendu ! Certains, comme la date (si elle est importante dans l'histoire) sont mieux en chiffres qu'en lettres. Il faut savoir doser.




[     L'utilisation des majuscules     ]

Quand un personnage est énervé, on a tendance écrire ses paroles en majuscules, pour bien montrer sa colère, mais c'est un truc à ne pas faire ! On a plus l'impression de se faire gueuler dessus par le perso, plutôt qu'il ne gueule sur quelqu'un d'autre.

Exemple :
AH NON, NE COMMENCE PAS SUR CE SUJET ! ET PUIS ZUT TU M’ÉNERVES !

J'ai l'impression de me faire agresser en lisant ça, pas vous ?

Exemple :
Ah non, ne commence pas sur ce sujet ! Et puis zut, tu m'énerves ! hurlai-je.

On comprend bien que le perso est en colère, grâce au verbe de parole. Préférez-le aux majuscules !

Ecrire une fic, c'est comme rédiger une expression écrite, comme au collège. En sixième, on vous apprend qu'on n'écrit pas de chiffres, que des lettres, que les dialogues sont écrits non pas comme une pièce de théâtre, mais avec des verbes de paroles... Ce qui vaut pour une expression écrite vaut pour une fic.




[     Spam et flood     ]
Il arrive que dans vos fictions, des joueuses viennent soit vous insulter, vous dire que votre écrit est nul à chier (je cite), viennent faire de la pub sur votre fiction, viennent flood ou alors vous envoient des liens ou des choses qui n'ont rien à voir avec l'histoire, ce qui donne des commentaires du type (tirés de vrais commentaires de la section) :

Exemples :
➜ Ta fiction est débile, et toi aussi t'es débile!! /forum/resources/images/smilies/big_smile.png
➜ T'es moche /forum/resources/images/smilies/cool.png/forum/resources/images/smilies/cool.png/forum/resources/images/smilies/cool.png en plus té k1 bitsh mdr :lo:! et tu pu t un caca boudin!!
➜ coucou mwa je sui nouvell et jador t vêtement!! /forum/resources/images/smilies/big_smile.png/forum/resources/images/smilies/big_smile.png/forum/resources/images/smilies/big_smile.png/forum/resources/images/smilies/big_smile.png !!
➜ lol mdr Xdeiii /forum/resources/images/smilies/big_smile.png/forum/resources/images/smilies/big_smile.png/forum/resources/images/smilies/cool.png/forum/resources/images/smilies/cool.png /forum/resources/images/smilies/tongue.png /forum/resources/images/smilies/tongue.png /forum/resources/images/smilies/lol.png!!!

Il arrive aussi que vous retrouviez des commentaires graves à caractère soit homophobe, soit racial, soit choquant. Je m'abstiendrai de tout exemple car je suppose ne pas avoir besoin de vous faire un dessin.

Dans ce cas-là mes demoiselles, il faut vous adresser au topic The secret cleaners pour exterminer ce type de comportement.

Je vous rappelle qu'elles précisent bien le fait qu'elles ne s'occupent pas des commentaires non-conformes du type moins de 4/5 lignes, c'est vous qui devez rappeler à vos prévenues de respecter ces règles-là.

Par ailleurs, il peut aussi vous arriver de vous faire insulter par message privé par rapport à votre fiction ce que je considère comme inadmissible, c'est de l'expérience vécue. Dans ce cas, il faut prendre une capture d'écran des messages de votre agresseur et l'envoyer à une modératrice ou utiliser le bouton "signaler" sous le message de l'agresseur en question. Il est formellement interdit d'agresser quelqu'un par MP, donc la personne sera automatiquement punie pour cet affront.


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#20 Le 24-08-2017 à 21h48

Ayane
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Remercions toutes et tous les modérateurs de la section Fanfiction sur Amour Sucré & Eldarya ainsi qu'un petit groupe de joueuse d'Amour Sucré qui ont aidé à la confection de ce petit guide, merci de leur aide précieuse. L'idée originale est reprise de @MissLyn sur Amour Sucré.

Un grand merci donc aux modérateurs ainsi qu'aux joueuses  :
@Felidra & @Julietteq02
@Walou & @Jessica666
@Maelis & @Canon2000
@Kaeni & @Flopinette
@Feufocat & @Layssira
@ShadowMercury & @NekoMeii
@HangOver & @ImNotSuperChicken
@AnOwlHooted & @Trv721
@SplendereAdescare & @Papinidochki
@StrawberryAvalanche & @Lola57070
@Schmurtzx9 & @MissLyn

Un énorme merci également à la joueuse @Miku1703 pour le joli header du premier post.


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